17/11/2025 - Alexandrine LIBOZ : Coopération des cellules β et endothéliales humaines dans les organoïdes d'îlots de Langerhans
12 - Novembre - 2025
LES LUNDIS DE SAINT-ANTOINE
Bâtiment Kourilsky - 11h–12h
Salle des Conférences (Rez de Chaussée),
184 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris
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LUNDI 17 NOVEMBRE 2025
Coopération des cellules β et endothéliales humaines dans les organoïdes d'îlots de Langerhans
Alexandrine LIBOZ
Post-doctorante - Centre de Recherche sur le Diabète de l’ULB (UCDR) – Université Libre de Bruxelles
Invitée par Bruno FEVE équipe de Bruno FEVE (bruno.feve@inserm.fr)
Une piste thérapeutique pour les diabètes de types 1 et 2 repose sur la restauration d’une masse fonctionnelle de cellules ß pancréatiques. La transplantation d'îlots de Langerhans humains a connu des progrès significatifs au cours des dernières décennies. Néanmoins, la pénurie de donneurs d'organes constitue un obstacle majeur à la généralisation de cette technique. De plus, un défaut de revascularisation du greffon et une attaque auto-immune récurrente aboutissent à la perte du greffon et au recours aux injections d’insuline exogène chez 90% des patients greffés après 5 ans. Les cellules ß dérivées de cellules souches pluripotentes induites humaines (CSPi) constituent une source alternative prometteuse et virtuellement inépuisable permettant des interventions cellulaires et moléculaires en amont de la transplantation pour stimuler la revascularisation, l'immunoprotection, la fonction et in fine la survie du greffon. Le Centre de Recherche sur le Diabète de l’ULB (UCDR) s’est spécialisé dans la reprogrammation en CSPi de cellules humaines provenant de patients ou de donneur sains ainsi que leur différenciation en cellules endocrines, neuronales, hématopoïétiques ou endothéliales. Notre centre s’est en particulier spécialisé dans l’édition génomique et la caractérisation phénotypique, transcriptomique et moléculaire de modèles cellulaires complexes de types organoïdes ou de cocultures hétérotypiques. Malgré de nombreuses avancées, les cellules ß pancréatiques dérivées de CSPi conservent un phénotype immature in vitro et n'acquièrent un phénotype et une fonction équivalente à celle des cellules ß natives qu’après transplantation in vivo. Les cellules endothéliales intra-îlot forment une niche nécessaire à l'endocrinogenèse pancréatique et à la fonction des cellules ß adultes, et favorisent également la survie des îlots natifs après transplantation. Un des projets développés à l’UCDR vise à tester l'hypothèse selon laquelle les cellules endothéliales sont cruciales pour générer des organoïdes d'îlots humains dérivés de CSPi matures et fonctionnels in vitro et promouvoir la revascularisation, la fonction, l'adaptation aux défis métaboliques et la survie du greffon in vivo.