11/10-2021 - Elvire Le Norcy : Manifestations dento-cranio-faciales de la pseudohypoparathyroidie (iPPSD2)

08 - Octobre - 2021

LES LUNDIS DE SAINT-ANTOINE

Bâtiment Kourilsky - 13h–14h

Salle des Conférences (Rez de Chaussée),

184 rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris

***

LUNDI 11 OCTOBRE 2021

Manifestations dento-cranio-faciales de la pseudohypoparathyroidie (iPPSD2)

Elvire Le Norcy

PU-PH, HDR, Université de Paris – Hôpital Bretonneau Invitée par Eloïse Giabicani, (Equipe Netchine) (eloise.giabicani@aphp.fr)

***

Les pseudohypoparathyroïdies (PHP) sont des maladies rares, dont la prévalence est estimée entre 0,34/100 000 et 1,1/100 000. Elles appartiennent aux maladies inactivant la voie de signalisation de l’hormone parathyroïdienne (PTH) ou du peptide apparenté à la PTH (PTHrP) (inactivating PTH/PTHrP signalling disorder (iPPSD)). Le gène GNAS (Guanine Nucleotide-binding protein α-Subunit) code la sous-unité α de la protéine G stimulante (Gsα). Cette sous-unité est activée par la fixation de la PTH ou du PTHrP sur le récepteur de type 1 de PTH/PTHrP (PTH1R). L’expression de Gsα est soumise à un mécanisme d’empreinte induisant deux phénotypes cliniques différents selon l’allèle porteur de la mutation perte de fonction de GNAS: la pseudohypoparathyroïdie de type 1A (PHP1A) et la pseudo-pseudohypoparathyroïdie (PPHP). La PHP1A, issue d’une mutation de l’allèle maternel, est caractérisée par une ostéodystrophie héréditaire d’Albright (AHO), une résistance à la PTH, une obésité précoce. La PPHP, issue d’une mutation de l’allèle paternel, est quant à elle caractérisée par une AHO, sans résistance hormonale. Le gène GNAS chez l’homme correspond au gène Gnas chez la souris, localisé dans la partie distale du chromosome 2 ; Gnas est également soumis à empreinte. Les données de la littérature concernant les atteintes dentaires des patients atteints de mutations du gène GNAS ne font le plus souvent pas de distinctions entre les différentes formes d’iPPSD. Ainsi nous avons dans un premier temps caractérisé le phénotype dento-cranio-facial des patients atteints d’iPPSD2 avec mutation d’origine maternelle, ces patients présentant l’atteinte la plus sévère. Afin de confirmer nos observations cliniques et comprendre les mécanismes biologiques impliqués, nous avons analysé les caractéristiques cranio-faciales et dentaires des souris atteintes de pseudohypoparathyroidie avec une mutation d’origine maternelle ou paternelle et analysons actuellement l’expression des protéines impliquées aux différents temps de développement dans les deux modèles.

Hôpital St-Antoine

Bâtiment Kourilsky
34 rue Crozatier
75012 PARIS

Sorbonne Université
27 rue Chaligny
75012 PARIS

Ce site utilise des cookies et vous donne le contrôle sur ce que vous souhaitez activer Tout accepter Personnaliser